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Soutenir la population dans la promotion et la défense de ses intérêts et de ses droits en matière de technologies de l’information et des communications
Communautique souhaite augmenter significativement la participation citoyenne de la population et l’outiller pour qu’elle connaisse et défende ses droits et qu’elle joue un rôle actif dans l’espace public à travers les technologies de l’information et des communications (TIC).
Dans le cadre de ses actions de veille continue sur l'état de l'accès aux technologies de l'information et des communications, Communautique déploie un programme de recherche qui permettra de produire un portrait qualitatif de l'expérience présente d'inclusion et d'exclusion des personnes handicapées et des personnes à faible littératie au Québec.
Deux projets, L'inclusion numérique telle qu'expérimentée par les citoyens handicapés au Québec (INTECH Québec) et L'inclusion numérique telle qu'expérimentée par les groupes d'adultes à faible littératie au Québec (INTEGRA-Littératie Québec), permettront de mettre en lumière les usages des moyens d'information et de communication par Internet, les solutions et stratégies actuellement employées par ces personnes pour contrer les problèmes rencontrés et les besoins prioritaires à combler pour favoriser leur inclusion.
Au cours de sa première année, le projet INTECH Québec a permis de recueillir les commentaires des partenaires du Réseau d’apprentissage communautaire par et pour les personnes handicapées (RACp2PH), de consulter des experts et de s'adjoindre un comité scientifique.
Le projet INTEGRA-Littératie Québec sera réalisé en étroite collaboration avec des organismes communautaires œuvrant en alphabétisation et en éducation des adultes. Les premières étapes de la revue de littérature ont débuté au cours de l'été.
Communautique compte, d’ici 2011, que les acteurs et décideurs concernés auront une meilleure connaissance de la situation en matière d’inclusion numérique (état des lieux, besoins, aspirations) et que de nouvelles mesures nationales d’inclusion numérique seront adoptées.
Aux partenaires du Réseau d’apprentissage communautaire par et pour les personnes handicapées (RACp2PH) et aux membres du Comité d'étude sur la démocratie en ligne (CEDEL) pour leur soutien dans ce projet ainsi qu’aux membres suivants du comité scientifique du projet INTECH-Québec pour leur contribution aux premières phases des travaux :
Les recherches les plus récentes montrent que si l’accès à Internet s’est largement démocratisé au cours des dernières années, il existe différentes formes d’exclusion numérique et l’accès universel est encore loin d’être une réalité. Des pans entiers de la population, en particulier hors de grands centres urbains, n’ont pas encore accès à la large bande et la qualité de celle disponible est remise en cause. L’accès est aussi refusé à ceux et celles qui n’ont pas les capacités ou les compétences pour utiliser Internet. Au plan national canadien, le Québec accuse un net retard sur les autres provinces et les francophones utilisent moins l’Internet que les anglophones. Au plan international, le Québec comme le Canada ne font plus partie des pays les plus branchés au monde et viennent loin derrière certains pays européens et asiatiques.
Depuis les cinq dernières années, les programmes d’aide aux populations potentiellement exclues de l’usage des technologies, soutenus par le gouvernement fédéral, sont en constante lutte pour survivre. Le Programme d’accès communautaire (PAC) et l’Initiative jeunesse (IJ-PAC), sont à la base d’un immense réseau national de centres d'accès communautaires qui aident chaque année des milliers de personnes à intégrer les nouvelles technologies dans leur vie. Les évaluations tant internes qu’externes de ces programmes les ont acclamés et les considèrent comme une réussite totale à chaque année.
Une équipe de stagiaires en recherche et animation de Communautique et ses partenaires, a mené une enquête auprès de 67 centres d'accès communautaire à Internet (CACI), dans 6 régions du Québec avec l'apport d'une cinquantaine de stagiaires en animation afin de dresser un portrait actuel de l'accès dans les CACI.
Le niveau de compétences de la population accueillie dans les CACI est défini par les stagiaires en animation comme se situant entre « débutant » et possédant « des connaissances de base ». Les besoins en formation, en fonction des disponibilités, se concentrent autour des thèmes suivants :
Environ 40% des formations sont offertes de façon individuelle, 30% se font en accès accompagné et 30% en groupe avec un nombre de semaines fixes. Lorsque les formations visent un secteur de la population en particulier, dans 75% des cas, elles s'adressent : aux nouveaux arrivants, aux personnes en recherche d’emploi, aux personnes âgées ou aux personnes défavorisées, aux chômeurs, aux femmes, aux bénévoles de l’organisme, aux personnes vivant avec un handicap ou aux personnes analphabètes.
Dans 80% des cas, le CACI est disponible à l’extérieur des heures d’animation, des bénévoles ou des personnes de l'organisme répondant aux questions lorsqu’ils sont disponibles.
Le nombre d’ordinateurs par CACI sondés varie entre 2 et 43. En moyenne, le nombre oscille entre 4 et 11 ordinateurs organisés en réseau local (à 68%). Les stagiaires considèrent généralement que les ordinateurs sont suffisamment performants pour les besoins des participants tout en mettant un bémol sur le fait qu’ils ne seraient pas assez performants pour quiconque ne serait pas débutant. D’emblée, ils répondent que les CACI nécessitent davantage de ressources en matériel informatique dépassant le simple outillage de base.
Les sites les plus visités sont les moteurs de recherche, le courriel, les réseaux sociaux et de rencontre, les services de gouvernement en ligne, des sites de divertissement et de nouvelles, d’employabilité, de jeux en ligne et d’annonces classées.
Dans la majorité des CACI, la population qui les fréquente apporte du matériel personnel afin d’apprendre à mieux le maîtriser : clé USB, ordinateurs portables, lecteurs MP3, appareils photo, etc. Les stagiaires initient également différents projets en employabilité, des blogues, etc.
Les CACI sont perçus comme des lieux souvent rassembleurs où l’atmosphère est propice à l’apprentissage. Les genses s’entraident et quelque fois se forment un nouveau réseau social qui permet de briser l'isolement. Cette recherche a fait ressortir plusieurs points marquants face à l’importance d’un tel programme tant sur le plan du développement des compétences que sur le plan humain, tant pour la population que pour les stagiaires en animation.
En collaboration avec ses partenaires et Télécommunautés Canada, Communautique a oeuvré à développer et faire connaître la campagne Internet pour tous, qui a permis à nouveau de faire survivre le Programme d'accès communautaire pour une année supplémentaire. Mais force est de constater que le programme est toujours menacé. La campagne Internet pour tous a mis en valeur ce réseau et son importance et a obtenu à ce jour l'appui en ligne de 70 organisations et plus de 200 personnes à travers le Canada.
Communautique a joint sa voix aux femmes et aux hommes de tous les milieux du Québec qui, dans le cadre de la campagne électorale provinciale de l'automne 2008, ont demandé aux différents partis politiques de mettre en place un Plan numérique pour le Québec.
Le CEDEL a contribué spécifiquement dans ce cadre à élaborer la table des matières et des contenus pour un débat sur l'élaboration d'une stratégie pour bâtir une société numérique inclusive, démocratique et dynamique qui bénéficie aux individus et à la collectivité aux plans économique, social et culturel et fasse du Québec un leader des sociétés du savoir au Canada et dans le monde.
Les rencontres et échanges qui ont suivi ces démarches ont permis d'identifier le besoin de réunir les forces vives des différents secteurs de notre société afin de réfléchir ensemble à l'état des lieux et aux analyses de prospective nécessaires à l'élaboration d'un projet collectif pour que d’ici 2011 la société québécoise procède à la mise en œuvre d’un plan numérique.
Communautique travaille depuis 2004 à offrir et développer du matériel de formation pour soutenir l'utilisation citoyenne des technologies de l'information et des communications (TIC). Malgré l'incertitude annuelle des ressources disponibles, il a été en mesure de coordonner à nouveau l'Initiative Jeunesse du Programme d'accès communautaire, d'offrir des formations ciblées et de développer de nouveaux contenus pour répondre aux besoins de la population.
Pour une 6e année consécutive, l’Initiative Jeunesse a permis, avec l’implication de 14 partenaires, d’offrir à 100 jeunes une expérience de stage de travail valorisante et stimulante. En offrant de la formation gratuite aux outils informatiques et à Internet, ces jeunes ont donné plus de 55 000 heures d’ateliers de formation et d’animation dans 83 centres d’accès communautaire à Internet (CACI) répartis dans 10 régions du Québec. Ce travail d'accompagnement de la population à l'appropriation des technologies de l'information et des communications a permis de rejoindre plus de 11 000 personnes dont plus de 800 dans le CACI de Communautique.
Ce programme permet à des jeunes de 30 ans et moins de vivre une expérience unique dans le domaine des technologies de l’information et des communications ainsi que dans le milieu communautaire. Leur travail permet l’appropriation des nouvelles technologies par des populations qui en sont potentiellement exclues.
Complémentaire à l’Initiative jeunesse du PAC, le PAC projets spéciaux permet d’initier les personnes handicapées et les personnes en démarche d’alphabétisation aux technologies de l’information et des communications.
Communautique assure la coordination d’ensemble du projet et offre la formation aux stagiaires de la région de Montréal. La formation «Apprendre à transmettre», d'une durée de trois jours, permet aux stagiaires de se familiariser et d’expérimenter des approches pouvant faciliter l'encadrement des personnes en apprentissage dans les CACI, La formation permet également aux stagiaires de compléter leurs connaissances des outils informatiques et des services Internet pouvant être utiles à leur travail.
Le renouvellement du projet Inforoute vers l’emploi a permis cette année d’offrir 5 sessions de formation à l’informatique auprès de 29 participantes et participants résidant principalement dans les arrondissements Villeray, St-Michel et Parc Extension. Visant un retour sur le marché du travail, la formation d’une durée de huit semaines est axée sur l’apprentissage des bases de l’informatique et l’acquisition de techniques pour la recherche d’emploi efficace. Le projet a suscité un intérêt marqué chez les nouveaux arrivants qui ont majoritairement composé les cinq groupes de formation.
Le projet Techno-Écolo, développé par Communautique en partenariat avec Héberjeune et l’Éco-quartier, a pour objectif d’organiser des activités de sensibilisation aux enjeux du recyclage de matériel informatique tout en formant des jeunes en informatique et en environnement. Les activités se font dans une optique d’insertion sociale et visent de jeunes adultes ayant des difficultés à intégrer le marché du travail.
Après six mois de démarches en employabilité et d'ateliers en recyclage informatique, huit jeunes du projet Techno-Écolo sont arrivés au terme de leur parcours en octobre 2008.
Durant leur participation, ces jeunes ont eu l'occasion de développer des habiletés multiples en informatique, notamment le remontage d'ordinateur, l'installation et l'utilisation de divers logiciels. Ils se sont aussi sensibilisés aux grands enjeux environnementaux et ont produit des outils pour sensibiliser la population au problème des déchets informatiques. Parmi ces outils, mentionnons un kiosque qui a été présenté au Salon national de l'environnement (SNE), des vidéos et un site Internet que l'on peut visiter à l'adresse suivante: http://technoecolo2008.communautique.qc.ca/
Je suis très contente de ma participation au projet Techno-Écolo. Quant à moi, ça a très bien été, j'ai appris beaucoup de choses différentes et aussi on a travaillé avec un grand respect et de la tolérance. Si c'était à refaire je serais la première candidate. Merci encore une fois. Rouguiata Sall.
J'ai passé plusieurs mois à la recherche d'un emploi et je remercie Pascal, Marie-Ève et Mayckoll de m'avoir engagé de participer dans leur équipe. J'ai bien aimé mon expérience de travail ici à Techno-Écolo. J'ai appris beaucoup de choses en technologie et environnement. C'était vraiment un programme intéressant et j'espère que ça va continuer. Le groupe était vraiment cool, j'ai aimé tout le monde. Amanda Shari Mayers.
Suite au succès du projet, Techno-Écolo a obtenu un financement pour deux groupes supplémentaires et la durée du projet a été bonifiée de six à neuf mois. Ainsi, depuis la fin mai 2009, un nouveau groupe de dix participantes et participants s'est engagé à vivre cette expérience enrichissante.
Également, depuis mars 2009, Communautique a commencé à faire évoluer le potentiel d'autonomie du projet Techno-Écolo comme entreprise d’économie sociale. L’objectif principal est de récupérer du matériel et de vendre des produits et services informatiques, issus uniquement de matériel revalorisé, qui permettront à une partie de la population à risque d'exclusion des technologies de se procurer du matériel, d’apprendre à s’en servir et de le faire réparer. Ce volet du projet sera expérimenté au cours de l’année à venir.
Le projet vidéo 2.0 a permis à deux organismes d’action bénévole de se familiariser avec le monde de la vidéo. Divisé en trois volets, ce projet a donc permis dans un premier temps de produire des capsules vidéo présentant le rôle important qu'occupent les bénévoles pour les organismes Ile sans fil et le Groupe de Recherche et d’Intervention Sociale de Montréal (GRIS-Montréal). Par la suite, un document de formation couvrant les grandes lignes de la pré-production à la diffusion d’une vidéo a été produit afin de créer une ressource facilement utilisable pour des néophytes. Puis une formation de deux jours présentant les techniques de tournage et de montage a été suivie par 4 bénévoles d’Ile sans fil et du Groupe de Recherche et d’Intervention Sociale de Montréal (GRIS-Montréal) afin de faciliter l’apprentissage et l’appropriation de la production vidéo.
Le projet pilote «Parents Branchés» a permis de développer, pour les organismes communautaires oeuvrant avec les parents, une formation répondant aux besoins des parents qui souhaitent accompagner leurs enfants vers une utilisation responsable des technologies de l'information et des communications (TIC). Le projet comportait des recherches et la production d’une synthèse sur la question de l’utilisation responsable des TIC par les enfants, la réalisation d’un guide de formation et de documents d’appuis et la réalisation d’un guide d’accompagnement pour les parents.
Le projet, très apprécié pour son approche d'appropriation des TIC pour les parents avec leurs enfants, a permis d'expérimenter des contenus de formation auprès des intervenants des organismes Entre-parents Montréal Nord et la Maison à petits pas, ainsi qu'auprès de 24 parents qui ont participé aux rencontres d'animation.
Le projet Formation.communautique.qc.ca émerge du constat de l’augmentation des demandes provenant des apprenants pour un accès à des ressources de formation en ligne complémentaires aux apprentissages en personne. Ces demandes nous sont adressées non seulement par bon nombre des centaines de personnes formées par Communautique, mais aussi par des milliers de personnes introduites à des usages de base des TIC dans toutes les régions du Québec par l’entremise de l’Initiative jeunesse du Programme d’accès communautaire. Le projet débuté en avril 2009 visera à consolider une approche communautaire de formation en ligne combinant formation en présence, contenus multimédias et télé-présence.
Communautique souhaite continuer de contribuer à ce que l’ensemble de la population québécoise réalise des progrès notables dans l’appropriation des technologies de l’information et des communications et dans son autonomie pour leur usage stratégique. Il entend mettre à jour dans la prochaine année son programme de formation en y intégrant les développements réalisés au cours des trois dernières années.
Action interculturelle de développement et d’éducation (AIDE), Association de l’Ouïe de l’Outaouais, Association des personnes Vivant avec une Surdité de Laval, Association des sourds de l’Estrie, CAC-Sourd, Carrefour d’éducation populaire de Pointe St-Charles, Centre de Communication Adaptée (CCA), Centre de lecture et d’écriture de Montréal, Centre de Ressources en Intervention Populaire de l'Est (CRIPE), ÉCOF de Trois-Rivières, Fédération québécoise des centres communautaires de loisir (FQCCL), La Puce communautaire, L’@venue, Le Pavois (Café Le Globe).
Centre de Ressources en Intervention Populaire de l'Est (CRIPE), Éco-quartier Parc-extension, Héberjeune Parc-extension, VRAC environnement.