
Vous êtes ici : Accueil » À propos » Une monographie de Communautique » 1. Genèse de Communautique
Sommaire
Communautique est devenu un lieu incontournable du monde communautaire québécois en matière d'accessibilité à l'équipement informatique, de services de formation fournis aux utilisateurs communautaires, mais surtout par son implication sur la scène des débats politiques entourant l'informatisation et la place des TIC dans la société québécoise. Communautique œuvre depuis ses débuts pour la reconnaissance politique du mouvement communautaire et de son influence tant sociale qu'économique. Dans la perspective d'influencer les orientations politiques visant l'accès public aux TIC, Communautique défend l'importance de donner les moyens aux groupes communautaires pour qu'ils puissent s'informatiser de manière conséquente. L'organisme, notamment par ses activités novatrices pour le développement de points d'accès publics à Internet, a su démontrer que l'intégration des TIC par les groupes communautaires n'est pas une simple question d'acquisition d'équipements, et que les efforts consentis pour le développement d'une infrastructure technologique ne sont pas suffisants pour assurer une appropriation efficace des TIC par le milieu communautaire. Ces efforts doivent être appuyés par l'investissement de fonds supplémentaires pour assurer un soutien continu aux acteurs et utilisateurs du milieu, sous la forme d'analyses, d'activités de formation et de soutien technique.
Avant d'aborder la description fine des activités de Communautique, nous présentons d'abord un historique de l'organisme. Quelle est l'origine de Communautique ? Qui est à l'origine de ce projet novateur qui a rapidement pris son envol ? Quelle est la mission du projet et quels objectifs spécifiques orientent son action ?
Au début de la décennie 1990, le déploiement rapide d'Internet – et son succès quasi instantané au Canada – conduit les gouvernements fédéral et provincial1 à adopter des mesures pour emboîter le pas de ce qu'on appelle déjà la « révolution numérique ». En 1992, un premier Sommet est organisé au Canada par l'Association pour l'avancement des sciences et des techniques de la documentation et la Canadian Library Association. Il y est question, entre autres, du développement de l'accès à l'information pour les Canadiens. Nous en sommes alors aux prémisses de ce qui deviendra le projet d'une « société de l'information ». Dès 1994, les gouvernements cherchent à se doter de politiques dont l'objectif est de dynamiser la diffusion des TIC au Québec et au Canada. Plusieurs programmes sont lancés à compter de 1997. Le gouvernement fédéral se pourvoit, la même année, de l'agenda Connecting Canadians, tandis qu'au niveau québécois, le gouvernement adopte, en 1998, la Politique québécoise de l'autoroute de l'information.
Comme nous le mentionnons en introduction, c'est en 1995 que naît Communautique, un projet conjoint de la Puce communautaire (représenté par Louise St-Jacques et Roger Charbonneau), et l'Institut de coopération pour l'éducation des adultes (ICÉA - représenté par Lina Trudel et Francine Pelletier). À ce moment, une hétérogénéité existe dans les groupes communautaires, tant au niveau de leurs visions respectives du rôle social des nouvelles technologies que de leurs manières de les intégrer concrètement dans leurs activités. Très peu de groupes québécois utilisent les TIC en 1995, et plusieurs ne saisissent pas encore l'enjeu qu'elles représentent. Or, des expériences de déploiement des TIC par le milieu communautaire avaient été menées antérieurement dans d'autres pays, principalement en Amérique du Nord (notamment : NetAction et APC aux États-Unis). Ces expériences ont largement inspiré les fondateurs du projet Communautique. L'un des enjeux sous-tendant la question de l'appropriation des TIC par les groupes québécois était aussi d'assurer la présence de contenus communautaires francophones sur Internet, ces derniers étant jusqu'ici peu nombreux.
En 1996, une première enquête de besoins est réalisée auprès des groupes communautaires, à propos de leurs demandes et besoins en matière d'équipements informatiques, de formation et de soutien technique. Il s'agit en même temps de vérifier le réalisme et la faisabilité du projet de création du nouvel organisme. Comme elle a aussi suscité les premières activités de formation aux TIC auprès de plusieurs groupes communautaires au Québec, cette enquête marque concrètement le début des activités de Communautique.
Pour mieux saisir l'origine du projet, revenons brièvement sur l'identité et le rôle des deux principaux organismes fondateurs : l'ICÉA et la Puce communautaire. Ce sont ces deux organismes qui, en partenariat, ont mené la recherche de financement et ont inculqué une philosophie spécifique au projet Communautique.
La Puce communautaire2 est un OBNL d'éducation populaire aux technologies (TIC), qui « mène des activités d'animation, de sensibilisation et de formation pour les individus et les groupes, en accordant une attention particulière aux besoins des femmes et des jeunes». La Puce communautaire a été fondée par trois femmes et a commencé ses activités dans le quartier montréalais d'Hochelaga-Maisonneuve. Dès 1983, la Puce communautaire sensibilise les populations de ce quartier aux outils informatiques et à leur utilité potentielle : la mission du groupe est de répondre à l'écart pouvant apparaître entre le développement technologique et les capacités des individus à utiliser cette même technologie. Il s'agissait pour la Puce de vulgariser l'informatique, de la rendre accessible aux personnes des quartiers défavorisés. La population cible était alors principalement composée de femmes issues des milieux populaires3. L'organisme acquiert, au fur et à mesure de ses interventions, une importante expérience en formation et offre aussi des services de support technique.
Au moment de la création de Communautique en 1995, la Puce communautaire a donc plus de dix ans d'expérience. Ce groupe apporte au projet une dimension concrètement ancrée dans la réalité de par sa longue expérience en formation, sa connaissance des milieux défavorisés et ses compétences techniques déjà avancées. C'est en 1984 que la Puce a connu son premier contact avec le travail de conception assistée de l'informatique, concevant et réalisant l'interface usager du projet télématique Agora4 pour le Groupe de réflexion et d'intervention sur les nouvelles technologies (GRINT)5. À ce moment, Agora était le seul outil de télématique communautaire au Québec. Par la suite, en 1994, la coopérative de travail « La Puce Ressource Informatique (RI)» voit le jour et devient une entreprise d'économie sociale. La Puce RI offre des activités de sensibilisation et de formation à l'informatique ainsi qu'un soutien technique aux organismes communautaires, tout en visant du même coup la réinsertion au travail de sa clientèle cible.
La Puce est en lien étroit avec le milieu communautaire depuis environ vingt ans. Cette organisation compte un important réseau de partenaires surtout à Montréal, mais aussi dans certaines régions du Québec. Spécialisée dans le transfert de compétences techniques à la population, la Puce s'inscrit comme l'une des plus importantes expérimentations d'éducation populaire en matière de technologies (TIC) au Québec.
L'ICÉA a été fondé en 1946. Jusqu'à la fin des années 1960, sa mission est orientée vers la promotion de l'éducation des adultes dans le milieu canadien français. Dans les années 1970, l'ICÉA opte pour une vision plus critique des institutions en place qu'il souhaite participer à démocratiser davantage, et choisit un engagement social envers les milieux défavorisés. Les objectifs de l'ICÉA peuvent se résumer ainsi : éducation plus démocratique ; promotion du rôle des organismes communautaires en éducation ; promotion du rôle éducatif des médias.
L'ICÉA a mené des recherches et a participé à des audiences publiques sur la télévision. L'organisme s'est engagé aussi à promouvoir les radios communautaires. Alors que l'informatique prend progressivement sa place dans les sociétés industrielles, l'ICÉA organise en 1983 un colloque intitulé « Négocier le virage technologique », apportant des mises en garde à l'effet dévastateur que la robotique et la mécanisation des entreprises pourraient avoir sur les travailleurs. L'ICÉA y défend l'idée que la technologie doit avant tout servir à l'épanouissement de la population, non à sa mise à l'écart.
Dans les années 1990, l'ICÉA travaille prioritairement à définir les paramètres d'une politique d'éducation des adultes – problématique ayant cédé progressivement sa place à celle de la « formation continue » plus axée vers l'employabilité6 – orientant ses réflexions dans l'optique des États généraux de l'éducation. Le projet Communautique n'est qu'un projet parmi d'autres de l'ICÉA.
Avec l'arrivée d'Internet, l'ICÉA défend le même point de vue, voyant dans les nouvelles technologies un potentiel éducatif certain, tant pour la diffusion que pour le partage des connaissances et de l'information. Les nouvelles technologies ne représentent pas seulement un enjeu économique et compétitif pour les entreprises. Elles doivent être saisies et appropriées dans leur rôle éducatif comme une source d'épanouissement de la population. L'ICÉA se tourne également vers la problématique de la communication dans le contexte des nouveaux médias, faisant la promotion d'une communication à la fois bidirectionnelle et horizontale. L'organisme met sur pied en son sein le « Groupe de travail sur les communications » animé par Lina Trudel. Rapidement, l'ICÉA entrevoit les risques d'exclusion du virage technologique de tout un pan de la population (les plus démunis) en raison du coût du matériel et de l'évolution rapide des habiletés techniques requises pour l'utilisation :
On voyait à cette époque aussi qu'il y avait un risque d'exclusion, c'est à dire qu'une partie de la population pourrait être exclue de ce progrès technologique, à cause bien sûr qu'il faut acheter ces technologies, il faut se former à l'utilisation, et s'il n'y avait pas ces éléments, alors on allait à nouveau vers un modèle de société dans laquelle il y aurait toujours de l'exclusion, des gens qu'on appelait à cette époque les info-riches et les info-pauvres7.
L'organisme en appelle donc à l'adoption d'une politique globale de l'Inforoute au Québec qui protège de l'exclusion technologique une partie importante de la population8.
La volonté d'inclure toutes les composantes de la population dans la révolution technologique, de « tirer tout le monde vers le haut » avec l'aide des groupes déjà existants, confère au projet Communautique une dimension citoyenne qui ne le quittera pas.
Afin de réduire le fossé entre riches et pauvres en matière de technologies (TIC) et pour utiliser le potentiel éducatif des nouveaux médias, l'ICÉA s'associe avec la Puce communautaire pour faire naître le projet Communautique. La Puce apporte une expertise technique et éducative concrète. Le démarrage du projet est marqué par des expériences pilotes d'implantation des TIC et de formation au sein de groupes communautaires, lesquels se voient dotés d'outils pour transmettre de nouvelles expertises à la population. Il s'agit des premiers points d'accès public à Internet au Québec.
Communautique se définit comme un projet d'appropriation sociale des nouvelles technologies par les groupes communautaires et par les citoyens potentiellement exclus. La lutte contre l'exclusion sociale grâce à l'éducation non formelle auprès des populations défavorisées constitue la dimension politique pratique du projet. Au départ, le projet s'adresse surtout aux adultes, dans une perspective de réinsertion professionnelle, voire de formation continue. Le projet véhicule ainsi les valeurs sociales et politiques de l'ICÉA en matière d'éducation et de communication, en même temps que l'expertise de la Puce en matière de formation et de soutien technique.
Si l'on regarde le projet Communautique, on va voir que c'est beaucoup la formation, mais c'était plus que ça, c'était aussi une ambition de communication, une ambition du rôle de la société civile, de la démocratisation des médias, de la démocratisation de la communication.9
L'originalité de Communautique vient de ce partenariat, de cet échange d'expertises entre deux organismes aux visées sociales et politiques similaires. D'ailleurs, bien que deux personnes liées à Télé-Québec aient participé aux premières activités du projet10, notamment la première étude de besoins (1997), les deux « parents originaux » du projet Communautique n'en restent pas moins la Puce communautaire et l'ICÉA.
Le projet est issu de deux organismes, c'est pour ça qu'on a deux volets : on a un volet qui est plus réflexion, analyse, plus enjeux sociaux, ça vient de notre père on pourrait dire, l'ICÉA ; notre mère, qui nous a mis au monde, la Puce, c'est plus l'outillage, le côté pratique de la Puce communautaire, qui a finalement eu le même rôle, de rendre accessible l'informatique auprès des populations locales dans les années 1980.
R. Charbonneau, formateur, Communautique, entrevue du 19 janvier 2005.
Aujourd'hui encore, les activités de Communautique reflètent cette double préoccupation: d'une part, participer aux débats sur les TIC et consulter les milieux communautaires ; d'autre part, y mener des activités concrètes de formation et de transfert d'expertises dans une perspective de développement économique et social. Malgré son rôle important dans le déploiement des TIC au Québec, Communautique garde tout de même une vision critique à l'égard des technologies, devant en premier lieu servir la mission des groupes communautaires. À cet égard, la question suivante apparaît centrale dans la vision de Communautique : « Le milieu communautaire québécois est-il réellement intéressé à utiliser pleinement [ces nouveaux outils techniques] pour faciliter la réalisation de ses objectifs?11».
À la base, l'ICÉA et la Puce considéraient Communautique comme une expérience d'éducation populaire avec les TIC, un espace de mise en commun pour la reconnaissance de l'action communautaire au sein des programmes gouvernementaux d'accès à Internet. L'expérience a connu un franc succès, tant auprès des groupes communautaires que de la population dans son ensemble. C'est d'abord pour des raisons administratives (recherche d'une autonomie organisationnelle) et stratégiques (possibilité d'une meilleure diversification de ses projets, d'un accès conséquent aux programmes gouvernementaux de subventions) que le projet Communautique est devenu un organisme juridiquement autonome. Communautique s'est ainsi juridiquement séparé de la Puce et de l'ICÉA, et s'est incorporé comme OBNL en décembre 1999.
L'intention première du projet Communautique, sa mission, est de contrer l'exclusion sociale liée aux technologies en favorisant l'appropriation sociale et démocratique des TIC par les groupes communautaires et les citoyens. Cette appropriation doit être comprise d'abord sous l'angle du droit à l'accès aux technologies. Communautique se définit dans ses débuts comme une organisation opérant essentiellement au Québec.
La préoccupation de Communautique était de placer le mouvement communautaire dans l'espace des politiques canadiennes et québécoises en matière de TIC. Communautique soutenait (et soutient toujours) que le milieu communautaire – par ses contacts privilégiés avec les collectivités des milieux urbain et rural – est un acteur crucial pour la diffusion des TIC dans la population en général. Les TIC représentent un outil stratégique pour le développement économique tant sur le plan local que provincial. À l'heure des premières politiques d'accès, le mouvement communautaire a soutenu l'idée que les TIC, pour qu'elles puissent tenir toutes leurs promesses, devaient être démocratisées dans tous les secteurs de la société.
Afin que le mouvement communautaire québécois emboîte le pas au mouvement de démocratisation des nouvelles technologies, Communautique a opté pour une approche d'intégration progressive des TIC au sein des groupes :
On partait déjà avec cette idée que les groupes existaient, qu'on avait pas à ajouter un nouveau type de groupe, mais de partir de groupes qui sont dans l'éducation populaire, qui sont dans l'animation communautaire, qui sont dans l'action sociale, pour intégrer ce nouvel outil dans leur [pratique]12.
Francine Pelletier, fondatrice de Communautique, entrevue réalisée en avril 2005.
Les TIC devaient donc devenir une boîte à outils à utiliser transversalement, un moyen soutenant le mouvement communautaire à tous les niveaux de son action : pour le changement social ; pour la lutte contre les inégalités sociales et dans l'objectif de créer une société plus juste et plus solidaire. De par leurs contacts privilégiés avec la population, les groupes communautaires avaient la possibilité de favoriser l'appropriation des TIC par les personnes et les populations exclues, ces outils pouvant servir de levier pour une animation sociale et citoyenne. Selon Communautique, l'appropriation des nouvelles technologies s'insérait dans le cadre d'une stratégie plus large d'éducation populaire et de développement des compétences.
Afin de contrer l'exclusion sociale liée aux TIC, Communautique agit comme un carrefour pour les organismes communautaires et les citoyens québécois. Il est perçu comme un lieu d'échanges, d'offre de services et de partenariats dans l'optique d'une appropriation réussie des technologies. Alors, l'ICÉA et la Puce envisagent « de développer un espace communautaire de réflexion, de soutien, d'animation, de formation, de conception de contenus francophones et d'expérimentation de la télématique13». Le projet Communautique ne se définit pas comme le seul espace télématique communautaire au Québec, mais comme un espace voulant refléter la diversité des groupes et de leurs préoccupations. Par contre, Communautique est l'un des seuls groupes à réfléchir simultanément aux enjeux des TIC (via l'influence davantage politique de l'ICÉA) tout en se penchant sur l'outillage des groupes pour qu'ils utilisent les TIC en concordance avec leurs actions et leurs visées (on remarque ici l'influence « terrain » de la Puce communautaire).
Dès les débuts du projet, Communautique s'appuie sur trois pôles d'activité : 1) analyse, contenus et outillage; 2) formation; 3) expérimentation d'activités d'initiation et d'animation populaire auprès des populations de quartiers défavorisés. Ces activités d'initiation se déroulaient soit dans le Café Communautique, ou à travers les pratiques d'animation effectuées dans les différents points d'accès au sein des groupes.
En premier lieu, l'appropriation sociale des TIC est d'abord perçue comme un enjeu matériel : utiliser à leur plein pouvoir ces technologies suppose que l'on y a accès et que l'on possède l'équipement adéquat. À cet effet, la première étude de besoins (1997) visait d'une part, à évaluer l'intérêt et la faisabilité d'un projet comme Communautique; d'autre part, à connaître les besoins en matière d'équipements des organismes communautaires. Cette étude donna à Communautique l'occasion d'exposer ces besoins communautaires au gouvernement québécois.
En second lieu, l'appropriation sociale des TIC suppose qu'individus et organismes reconnaissent l'enjeu de formation que ces technologies représentent, et qu'ils en acquièrent une maîtrise technique par la formation et l'expérimentation concrète. Plusieurs activités de sensibilisation aux TIC ont eu lieu dans les groupes ayant participé à la première enquête. En effet, de nombreux groupes communautaires ne savaient pas encore ce qu'étaient le courrier électronique ou les forums de discussions via Internet. Plusieurs citoyens et intervenants ont pu acquérir une relative maîtrise des TIC grâce aux formations offertes par Communautique ou par le biais des organismes communautaires au sein desquels des formateurs formés par Communautique étaient présents.
Sur cette base, on peut dire que l'organisme Communautique a innové en matière d'intégration des TIC en milieu communautaire. De plus, comme le montrent ses nombreux partenariats, et sa présence sur la scène publique, Communautique a, en quelque sorte, rempli le mandat d'un groupe de pression auprès des gouvernements fédéral et provincial concernant la place du milieu communautaire dans les politiques d'accès aux technologies.
Les objectifs présentés par Communautique sur son site web résument bien les orientations majeures de l'organisme :
Table des matières
Introduction | 2. Mode d'organisation et fonctionnement
Notes
1 Les actions politiques concrètes en matière de technologies (TIC) arrivent presque au même moment dans de nombreux pays industrialisés. Dans de nombreuses sociétés, la transition vers l'informatisation était engagée depuis le début de la décennie 1980, voire fin 1970, à la lumière du potentiel immense que représentait déjà l'informatique et son évolution rapide. L'éclatement du bloc soviétique coïncide avec une explosion des communications dont Internet représente la figure emblématique (voir Breton et Proulx, 2002).
2 Nous utilisons invariablement la « Puce communautaire » et la « Puce » en référence à cet organisme.
3 Serge Proulx, M. Lévesque, D. Sanderson, M.-Bl. Tahon, La Puce Communautaire. Évaluation sociale d'une expérience d'éducation populaire en informatique, rapport remis à la Direction du développement scientifique, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science, Québec, mai 1988, 254 p.
4 Agora : un projet de l'Association de la Recherche en Communication du Québec (ARCQ), débuté en 1982.
5 Cisneros, Manuel, Favreau, Louis. (2000). « De la Puce communautaire à la Puce ressource informatique : une initiative dans le champ des nouvelles technologies », série Pratiques économiques et sociales, no 17, 106 p.
6 Rappel des positions de l'ICÉA sur les grands enjeux en formation continue, Premier séminaire d'une série de cinq sur « La formation continue et les nouvelles politiques de développement de la main-d'oeuvre et des collectivités régionales et locales », organisés par le Comité des politiques d'éducation des adultes, ICÉA. Séminaire tenu à l'UQÀM, le 23 janvier 1998. Compte rendu de Lina Trudel.
7 Cisneros, Manuel. Entrevue pour le projet CRACIN. Rencontre avec Nicolas Lecomte, à Montréal, 20 janvier 2005.
8 ICÉA, « Une nouvelle voie d'expression, de communication et d'apprentissage », mémoire présenté au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes dans le cadre de la première étape de la consultation sur l'autoroute de l'information, préparé par Francine Pelletier et Lina Trudel, janvier 1995.
9 Cisneros, Manuel. Entrevue pour le projet CRACIN. Rencontre avec Nicolas Lecomte, à Montréal, 20 janvier 2005.
10 Messieurs Gérald Bourbeau et Pierre Jacob, de Télé-Québec, faisaient en même temps partie du Groupe de travail sur les communications de l'ICÉA.
11 Roger Charbonneau, entrevue pour le projet CRACIN. Rencontre avec Nicolas Lecomte, à Montréal, 19 janvier 2005.
12 Francine Pelletier, entrevue pour le projet CRACIN. Rencontre avec Nicolas Lecomte, à Montréal, avril 2005.
13 ICÉA, Communautique : un projet de la Puce ressource informatique et de l'ICÉA, vol.1, no.1, mai 1996.