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Réflexion et enjeux

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4. Résultats détaillés de l'enquête

Portrait des répondants à l'enquête

Les répondants proviennent de toutes les régions du Québec. Les groupes de base constituent le trois-quart des répondants.   

Des organismes provenant de toutes les régions du Québec ont participé à l'enquête. Ainsi, 65% des répondants sont issus de la région montréalaise, et 35% de la quasi-totalité des autres régions du Québec. 74% des répondants sont des groupes de base, et 26% des regroupements de groupes. Les groupes de base et regroupements provenaient, dans une proportion quasi-égale, de Montréal et des régions.

S'identifiaient comme « regroupement » : les regroupements sectoriels (alphabétisation, femmes, employabilité, etc.) à portée provinciale ou régionale, les regroupements multisectoriels à portée locale, régionale, ou provinciale.

Les coordonnateurs ou les directeurs d'organismes, hommes ou femmes, ont répondu au questionnaire dans une forte proportion (62%). Les intervenants, le personnel administratif et les membres de conseil d'administration des deux sexes y ont également participé. La très grande majorité des répondants détiennent un poste permanent au sein de l'organisme (84%), les autres étant soit contractuels, soit embauchés dans le cadre de projets ponctuels, ou soit bénévoles au sein du conseil d'administration.

Ils interviennent dans de nombreux secteurs.   

27% des répondants interviennent en développement local ou régional, 27% en intégration sociale et professionnelle, 13% en défense des droits. 33% proviennent de groupes de femmes, de jeunes, d'éducation et d'alphabétisation populaires, de coopération internationale, d'organismes de services populaires ou de coalitions.

Le nombre de répondants par secteur d'intervention, par type et par région
TypeGroupe de baseRegroupementMontréalRégionsTotal
Développement
local et régional
11 (50 %) 11 (50 %) 6 (27 %) 16 (73 %) 22
Intégration sociale
et professionnelle
20 (91 %) 2 (9 %) 14 (64 %) 8 (37 %) 22
Défense des droits 11 (100 %) 0 10 (91 %) 1 (9 %) 11
Éducation et alphabétisation populaires, femmes, jeunes, etc. 19 (70 %) 8 (30 %) 23 (85 %) 4 (15 %) 27
Tous 61 (74 %) 21 (26 %) 53 (65 %) 29 (35 %) 82

Les répondants offrent des activités diversifiées.

Les répondants agissent dans plusieurs créneaux et offrent des activités diversifiées: information (80%), formation (80%), service (72%), sensibilisation (60%), concertation (51%), recherche et analyse (40%) et défense des droits (30%).

Leurs actions ont une portée soit locale, régionale, nationale, pan-canadienne ou internationale.   
43% des organismes répondants ont une portée régionale, 35% intervient au niveau local, 13% ont le Québec pour champ d'action, et 9% agissent sur la scène pan-canadienne ou internationale.
Leurs équipes de travail sont souvent petites et composées de 1 à 5 permanents.

Pour la majorité des répondants (56%), l'équipe de travail est composée de 1 à 5 permanents. Plus du quart d'entre eux (26%) ont des équipes de plus de six personnes, et 11% de plus de 10 personnes. Une portion de répondants n'a aucun permanent. Les contractuels, les employés temporaires et les bénévoles prennent alors le relais de ces répondants.

Un répondant sur trois fait appel à des contractuels. Plus du quart offrent des emplois temporaires dans le cadre de projets ponctuels. Le tiers d'entre eux sollicitent l'implication de dix bénévoles ou moins pour soutenir le travail de l'organisme. Il est à noter que le tiers des répondants, issus des groupes d'alphabétisation et d'éducation populaires, des groupes de femmes, de jeunes, de coopération internationale, etc. font appel à plus de dix bénévoles.

Le roulement de personnel constitue une réalité avec laquelle la plupart des organismes doivent composer. 39 des 82 répondants rapportent qu'au moins une personne a quitté leur équipe permanente, comparativement à 52% qui ne rapportent aucun départ. La plupart des répondants tentent de combler les postes laissés vacants. Cette réalité des départs est toutefois plus marquée chez les groupes de défense, d'éducation et d'alphabétisation populaires, de femmes, de jeunes, etc. Le plus souvent possible, les répondants cherchent à réembaucher leurs contractuels (67%).

Portrait des réseaux de communication

Groupes de base

La participation aux activités de regroupement occupe une place importante dans la vie des organismes. Elle exige un investissement important.   

Chez de nombreux répondants, certaines personnes assurent de façon privilégiée la participation aux activités du regroupement sectoriel auquel l'organisme appartient; chez d'autres, cette tâche est assumée par différents membres de l'équipe, qu'ils soient responsables de la coordination, de l'intervention, du secrétariat ou membre du conseil d'administration. L'investissement de temps et d'énergie est considérable, car il ne s'agit pas uniquement de participer aux rencontres, mais aussi de les préparer, d'assurer le suivi entre celles-ci, d'échanger toutes les informations pertinentes à leur tenue ou d'en transmettre le résultat aux autres membres de l'équipe.

44 des 61 groupes de base répondants indiquent que près d'un tiers des coordonnateurs ou directeurs d'organismes, hommes ou femmes, consacrent plus de 20 jours par année à ces activités, un autre tiers entre 11 et 20 jours, et le quart entre 10 jours et moins.

Les intervenant-e-s sont, eux aussi, sollicités. Près de la moitié consacrent moins de 10 jours de travail à ces activités, et le tiers plus de 21 jours. Le personnel affecté au secrétariat est, lui aussi, mis à contribution: moins de 10 jours chez une trentaine de groupes de base. Finalement, les membres du conseil d'administration participent aussi à ces activités: entre 1 et 10 personnes chez dix-sept des groupes répondants.

Les répondants investissent dans ces activités de regroupement non seulement du temps et des ressources humaines, mais également des ressources financières. Ainsi, chez 38 des groupes de base répondants, environ le tiers y consacre moins de 500$, un autre tiers entre 500$ et 1000$, et près d'un autre tiers entre 1000$ et 5000$.

Les groupes de base s'impliquent également dans leur quartier et leur région. Ils participent à des tables de concertation locale et régionale, à des regroupements intersectoriels, à des coalitions, à des activités en partenariat. Ils consacrent, là aussi, temps, énergie, ressources humaines et financières.

La plupart du temps, ce travail revient principalement à la coordination ou à la direction de l'organisme. Le temps consacré à ces activités varie considérablement d'un répondant à l'autre, en fonction du nombre de personnes qui composent l'équipe de travail. Certains groupes y allouent annuellement de 1 à 10 jours aux activités et rencontres intersectorielles, d'autres de 11 à 20 jours, et d'autres encore de 21 à 50 jours. Les différentes composantes de l'équipe sont aussi impliquées: intervenants, secrétariat et conseil d'administration. 19 des répondants y allouent moins de 500$, et 13 plus de 500$.
     

Regroupements

Les regroupements consacrent une grande part de leurs énergies à maintenir la liaison avec leurs membres.   

18 des 21 regroupements répondants nous ont fourni des informations sur les ressources consacrées au maintien des liens avec leur membership. Les diverses composantes des équipes de travail (coordination, responsables de dossier, administration-secrétariat, conseil d'administration ou comité de coordination) participent à l'organisation des assemblées générales annuelles. La fréquence de ces assemblées varie d'une à trois fois par année. Les rencontres des comités de coordination et des conseils d'administration sont, pour leur part, beaucoup plus nombreuses: de 5 à 12 par année en moyenne. Encore une fois, toutes les ressources humaines de l'organisme sont engagées dans leur préparation et leur suivi.

Les regroupements mettent également sur pied des comités de travail sur différentes questions ou priorités d'action. Leur nombre varie toutefois d'un regroupement à l'autre. 14 des regroupements répondants indiquent, à cet égard, des fréquences de rencontres variant de 4 à 57 par année.
La formation offerte aux membres occupe également une place importante dans le travail des regroupements locaux, régionaux ou provinciaux. Quinze des regroupements répondants disent organiser entre 1 et 25 rencontres de formation annuellement. Encore une fois, toute l'équipe est sollicitée pour organiser, planifier et effectuer le suivi de ces formations.

Les communications sont intenses entre les membres de la permanence, du conseil d'administration (ou comité de coordination) et des comités. Or, les membres des comités de travail, de coordination ou du conseil d'administration proviennent souvent des différentes régions du Québec, ce qui occasionne des frais de déplacement, de communication et de poste.

Ces frais, ajoutés aux frais de séjour et d'organisation, requièrent un investissement important, parfois même, considérable. Les dépenses de formation, d'assemblée générale et de comité de travail, sont estimés à moins de 500$, selon la moitié des douze regroupements répondants. L'autre moitié y consacre plus de 1000$. Pour quelques-uns, ces sommes atteignent même plus de 10,000$.
Les regroupements doivent également se concerter avec les autres regroupements.  

Les regroupements doivent également se concerter entre eux. Ils participent à des coalitions, à des conseils d'administration d'autres regroupements, et forment des comités de travail sur des questions spécifiques. Ce volet du travail de «réseautage» avec les autres réseaux d'action implique, lui aussi, tous les acteurs des équipes de travail, qu'il s'agisse des responsables de la coordination, de dossier, de l'administration et du secrétariat, ou des membres des conseils d'administration. La communication, l'échange d'informations et les rencontres de concertation entre les divers regroupements occupent une proportion importante du travail quotidien des regroupements.

Chez 16 regroupements répondants, la fréquence des rencontres interregroupements varie de 2 à 40 par année. Il faut noter ici qu'il existe de nombreux regroupements, ce qui explique le grand nombre de rencontres indiquées: rencontres ponctuelles, rencontres statutaires, rencontres multisectorielles, etc. Ces échanges entre regroupements peuvent prendre de multiples formes et porter sur de nombreuses questions. Les regroupements répondants consacrent plusieurs centaines, voire des milliers de dollars, à l'ensemble de ces activités interregroupements.

Portrait des équipements

Au cours des dernières années, l'informatisation semble avoir fait d'importantes avancées au sein des organismes répondants. En effet, les 82 répondants possèdent tous au moins un ordinateur, de même que les 32 participants aux journées de familiarisation. Cependant, nous devons nuancer ces résultats, car plusieurs regroupements nous ont affirmé être en contact avec de nombreux organismes de base ne disposant toujours pas d'équipements informatiques (ordinateurs et imprimantes) ou de télécopieurs. En effet, de nombreux organismes sont à la recherche d'équipements récents peu dispendieux.

Les organismes disposent généralement de plusieurs postes de travail.
La majorité des répondants disposent de postes de travail individuels (63%). Chez les autres répondants, les ordinateurs sont partagés entre les différents membres de l'équipe. Pour tous les secteurs, sauf celui du développement local où l'on note la présence d'un plus grand nombre de postes de travail individuels, les équipements se partagent à peu près équitablement en postes de travail individuels et en ordinateurs à utilisation partagée.

Ils possèdent entre un et cinq appareils: des compatibles IBM de toutes les générations, du XT au Pentium

La majorité des répondants (66%) possèdent entre un et cinq ordinateurs, près du quart en ont entre six et dix, et une portion (11%) en a plus de onze. Dans ce dernier cas, il s'agit surtout des organismes offrant des services de formation en informatique.

La majorité des répondants (62%) ont adopté les compatibles IBM; cependant, les produits Apple sont également très présents (38%). Dans la région de Montréal, on utilise les ordinateurs Apple et IBM dans des proportions quasi-équivalentes (IBM-55%, Apple-45%). Dans les autres régions, les compatibles IBM dominent très largement (IBM-83%, Apple-17%).

Près de la moitié des répondants ayant adopté les compatibles IBM possèdent des ordinateurs dotés de micro-processeurs de type 486. Plus du tiers des appareils sont de type 286 et 386 (35%), alors que 17% sont de type Pentium.

Près de la moitié des répondants ayant adopté les produits Apple possèdent des Classic, des SE ou des Mac Plus. 32% sont de type LC; 23% des appareils sont de type Quadra, Performa ou Power Mac.
De nombreux répondants possèdent plus d'une imprimante.

Au chapitre des périphériques, une majorité des répondants disposent de deux à cinq imprimantes (59%), alors qu'un répondant sur trois n'en a qu'une seule.
Une minorité possède des lecteurs de CD-Rom.

De façon générale, le tiers des répondants possèdent des ordinateurs munis d'un lecteur de CD-ROM. Cependant, la majorité des répondants du secteur du développement local (64%) disposent d'un à cinq appareils munis d'un lecteur de CD-ROM, comparativement à 27% en intégration sociale, et à 22% en éducation et alphabétisation populaires, en coopération internationale, chez les groupes de jeunes et de femmes, etc. Aucun des répondants du secteur de la défense des droits n'a de CD-ROM. La très grande majorité des répondants ne possèdent pas de numérisateur (scanner).

Les réseaux d'ordinateurs interconnectés localement sont de plus en plus présents. Les réseaux locaux d'ordinateurs font lentement leur apparition dans tous les secteurs. Près de 40% des répondants sont dotés d'appareils reliés en réseau local. La moitié de ces répondants ont accès à un modem, et le tiers d'entre eux disposent d'une ligne affectée au modem. L'interconnexion des ordinateurs sert toutefois davantage au partage d'une imprimante qu'au partage de logiciels et de données.

La majorité des répondants disposent de plus d'une ligne téléphonique.

Une forte proportion des répondants disposent de plus d'une ligne téléphonique: 43% en possèdent entre 2 et 3, et 30% entre 4 et 6.

Les télécopieurs sont très répandus. 82% des répondants possèdent un télécopieur (fax). Chez les répondants du secteur du développement local et de l'intégration sociale, cette proportion est toutefois beaucoup plus élevée, variant entre 86% et 91%, et entre 64% et 78% pour les autres. Par ailleurs, parmi les groupes de défense, d'éducation et d'alphabétisation populaires, les groupes de femmes, de jeunes, etc., on compte de nombreux organismes ne disposant même pas de télécopieurs.

La majorité des répondants sont dotés d'une ligne téléphonique affectée au télécopieur (73%). Cependant, 43% des organismes de défense répondants n'en ont pas.

Les fax-modems sont de plus en plus utilisés. De façon générale, 37% des répondants ne possèdent pas de fax-modems; 40% en ont un seul, et 23% deux ou plus. La majorité des répondants, issus des réseaux du développement local, de l'intégration sociale, de l'éducation et de l'alphabétisation populaires, des groupes de jeunes et de femmes, etc. en possèdent un ou plus, tandis que la majorité des répondants intervenant en défense des droits n'en ont pas. Plus du tiers des répondants possédant un fax-modem disposent d'une ligne téléphonique affectée au fax-modem.
Les modems de 14,4 Kbps sont les plus répandus parmi les 60% des répondants qui en possèdent. Ceux de 28,8 Kbps sont également présents chez 27% des répondants.

L'utilisation d'Internet est de plus en plus répandue, mais elle varie d'un secteur à l'autre: la proportion est de 60% les répondants issus du développement local, de 46% chez ceux qui proviennent de l'intégration sociale et professionnelle, de 25% chez ceux qui interviennent en défense des droits, de 40% chez ceux qui oeuvrent en éducation et en alphabétisation populaires, en coopération internationale, et auprès des femmes et des jeunes, etc. Seulement 13% des répondants ont un site sur le World Wide Web (WWW), et ils proviennent essentiellement des secteurs du développement local ou de l'intégration sociale et professionnelle.

De nombreux répondants espèrent améliorer leurs équipements informatiques et songent à investir moins de 2,000 $.

Par ailleurs, 73% des répondants issus du secteur du développement local et 82% des répondants issus de celui de l'intégration sociale pensent acheter de nouveaux équipements, comparativement à 46% de ceux issus de la défense des droits et 59% de ceux de l'éducation et de l'alphabétisation populaires, des groupes de jeunes, de femmes, etc. En outre, 67% des répondants songent à améliorer leurs équipements informatiques au cours de la prochaine année, soit en achetant de nouveaux ordinateurs, des périphériques ou des logiciels (35%), soit en s'offrant un accès à Internet (30%), soit en se dotant d'un fax-modem (23%).

Également, 60% des répondants qui envisagent investir des sommes en informatique estiment leur budget à cet égard à moins de 2,000$. Certains répondants (29%) prévoient investir entre 2,000$ et 5,000$ au cours de la prochaine année.

Connaissance de l'informatique

La majorité des répondants considèrent qu'il n'y a aucun expert au sein de leur équipe. Près du tiers d'entre eux considèrent toutefois qu'une minorité des membres de leur équipe se situent à ce niveau.
Une forte proportion des répondants (58%) estiment que la connaissance de l'informatique de la moitié ou plus des membres de l'équipe se situe à un niveau intermédiaire, alors que pour 45%, les autres membres seraient plutôt des novices de l'informatique.

Une certaine maîtrise de l'informatique constitue maintenant un critère d'embauche chez 81% des répondants. L'acquisition des connaissances se fait la plupart du temps par auto-apprentissage (50%) ou par formation sur le tas (77%). Les formations à l'interne, sur mesure ou standard, sont utilisées de façon occasionnelle.

On utilise surtout la bureautique.

L'informatique est surtout utilisée, par la majorité des membres des équipes, pour ses applications bureautiques (traitement de textes, chiffrier, base de données). Seule une minorité des membres des équipes l'utilisent pour la comptabilité ou l'éditique. Les applications pédagogiques sont très peu répandues.

Les répondants offrent surtout des périodes d'exercices libres aux participants.

L'informatique est utilisée de façon diversifiée avec les participants, les usagers ou la clientèle des groupes-répondants. La majorité des répondants n'offrent cependant pas d'activités de formation ou d'initiation (68%) à l'informatique à sa clientèle. Plus de la moitié des répondants offrent plutôt des périodes d'exercices libres de façon plus ou moins fréquentes.

42% des répondants utilisent l'informatique assez fréquemment pour la production de documents avec les participants. 86% des répondants n'emploient pas de logiciels pédagogiques. 40% des répondants utilisent l'informatique avec les usagers pour la recherche et la consultation de données.
L'informatique occupe une place importante dans le travail des organismes.

Les répondants estiment que l'informatique occupe une place importante dans leur travail. 49% d'entre eux la considèrent très importante, tandis que 46% l'estiment assez importante.
Les répondants indiquent que les membres de leurs équipes sont en général assez satisfaits des usages de l'informatique (69%). Chez les répondants des secteurs de l'éducation et de l'alphabétisation populaires, des groupes de femmes, de jeunes, etc., on note toutefois qu'une proportion de 15% se déclarent peu ou pas satisfaits.

Une minorité d'utilisateurs demeurent rébarbatifs à l'informatique, la plupart adoptant plutôt une attitude pragmatique.

Plus du tiers des répondants comptent une minorité de membres rébarbatifs à l'informatique (33%). Cette proportion est plus élevée chez les répondants des groupes d'éducation et d'alphabétisation populaires, des groupes de femmes, de jeunes, de coopération internationale, etc. (44%). De façon générale, on trouve, chez 84% des répondants, la moitié ou plus des membres des équipes de travail adoptant une attitude pragmatique face à l'informatique. Plus de la moitié des répondants composent, par ailleurs, avec une minorité de passionnés d'informatique (51%), et une forte proportion de ceux-ci comptent la moitié ou plus des membres de l'équipe au nombre des passionnés (22%).

Le soutien technique, l'installation de logiciels et le dépannage informatique sont surtout effectués par les membres de l'équipe de travail.

Plus de la moitié des répondants font souvent, sinon toujours, appel aux membres de l'équipe quand ils ont besoin de soutien technique (55%). Bon nombre de répondants demandent occasionnellement de l'aide aux fournisseurs d'équipements (65%), aux amis ou aux connaissances des membres de l'équipe (47%), ou encore, s'adressent à des consultants (46%).

Pour l'installation de logiciels, on fait d'abord appel aux membres de l'équipe et aux amis. À l'occasion, on sollicite les fournisseurs d'équipements, mais pratiquement jamais les consultants.
Le dépannage informatique est principalement effectué par les membres de l'équipe, chez 57% des répondants. Cette proportion s'élève à plus de 65% chez les répondants des secteurs du développement local et des groupes d'éducation et d'alphabétisation populaires, de femmes, de jeunes, etc. 42% des répondants font, à l'occasion, appel aux fournisseurs d'équipements.
Les sentiments éprouvés face à l'informatique sont assez diversifiés. Généralement, ils sont assez positifs. On considère qu'il s'agit là d'un outil indispensable qui améliore et facilite le travail, augmente l'efficacité, et répond aux besoins.

Plusieurs désirent également se constituer en réseau, parce qu'ils considèrent que cela facilitera la communication, le partage et la diffusion d'informations. Cependant, les réseaux locaux d'ordinateurs génèrent des frustrations chez plusieurs. D'autres souhaiteraient davantage de formation.
Le manque de moyens et de ressources est toutefois identifié comme la principale lacune. Équipements, ordinateurs plus performants, ressources financières insuffisantes, manque de temps et de ressources humaines sont au coeur des préoccupations.

Utilisation des outils et des réseaux télématiques

Le courrier électronique, la transmission de fichiers et la recherche d'informations gouvernementales sur le WWW: les avenues les plus prometteuses.  

85% des répondants sont d'accord, ou tout à fait d'accord, pour utiliser le courrier électronique dans la correction de texte à distance. Cette application apparaît particulièrement pertinente pour soutenir le travail des coordonnateurs ou directeurs d'organismes, hommes et femmes, et très peu appropriée aux usagères et usagers.

90% des répondants utiliseraient activement le courrier électronique pour convoquer des réunions. Cette application apparaît cependant plus adaptée au personnel d'un organisme (direction, coordination, intervention, administration ou CA) qu'aux usagères et usagers.
Le dépôt et le transfert de fichiers, via la télématique, apparaissent comme une application très intéressante: 88% des répondants l'utiliseraient d'ailleurs activement. Elle se révélerait particulièrement pertinente pour la direction et l'équipe d'intervention et, dans une mesure beaucoup moindre pour les usagères et usagers.

En outre, 89% des répondants navigueraient activement sur le WWW à la recherche d'informations gouvernementales. Cette utilisation apparaît très utile, spécialement pour soutenir le travail de la direction et de l'équipe d'intervention.

Les forums de discussion et la présence d'un groupe d'animation virtuel soulèvent moins d'enthousiasme.

L'utilisation des forums de discussion soulève un peu moins d'enthousiasme. En effet, 68% des répondants les utiliseraient pour se concerter en vue d'une action ou pour discuter d'une proposition. Toutefois, cette application apparaît, encore une fois, plus adaptée au travail de la direction qu'à son utilisation par les usagers.

72% des répondants apprécieraient qu'un groupe de personnes soient responsables d'inventorier, d'analyser et de commenter les sites et les groupes de discussion disponibles sur Internet. Cette application semblerait utile au travail de la direction et de l'équipe d'intervention.
Toutefois, entre 82% et 95% des répondants n'ont jamais utilisé ni le courrier électronique, ni les forums de discussion, ni le dépôt ou le téléversement de fichiers, ni la recherche d'informations sur Internet, ni la présence de groupe d'animation virtuelle.

La formation et le soutien technique sont essentiels à l'appropriation

Les répondants estiment que la formation (88%), le soutien et le dépannage à l'installation (72%), le rodage assisté (72%), les conférences de sensibilisation et les ateliers de familiarisation (68%) favoriseraient l'appropriation des outils télématiques. Les avis sont cependant partagés au sujet de l'achat d'équipement en groupe. Toutefois, 60% des répondants du secteur de la défense des droits y participeraient. Les répondants rejettent dans de fortes proportions l'utilisation de séries télévisées qui s'adresseraient au personnel ou à la clientèle.
Un réseau télématique: un outil pertinent
78% des répondants seraient prêts à investir du temps et des énergies dans un réseau télématique. Les répondants des secteurs du développement local et de l'intégration sociale trouvent cette possibilité particulièrement pertinente (81 et 90%). Les répondants des organismes de défense, d'éducation et d'alphabétisation populaires, des groupes de femmes, de jeunes, etc. le souhaitent dans une proportion plus faible (73 et 67%).

Plusieurs répondants (17 sur 82) ne considèrent toutefois pas pertinent d'investir des énergies et des ressources dans un réseau, soit parce qu'ils en trouvent l'organisation technique compliquée, soit parce qu'ils sont préoccuppés par la confidentialité et la sécurité que ce réseau pourrait offrir, soit parce qu'ils sont particulièrement sensibles à la formation préalable à son utilisation.
L'échange et la communication: les services les plus souhaités   

45 répondants sur 82 souhaitent retrouver principalement les services suivants sur un réseau télématique communautaire: l'échange et la communication, l'accès à des contenus pertinents pour les groupes, et la possibilité de diffuser des contenus.

52 répondants souhaitent d'abord et surtout communiquer avec les autres organismes du milieu, les groupes de même vocation ou les gouvernements.

Table des matières
3. Synthèse des résultats

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