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Réflexion et enjeux

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Pour un Internet solidaire et citoyen !

De Seattle, à Porto Alegre et Québec, de Barcelone à Buenos Aires, la nécessité d’œuvrer à ce que l’Internet se développe à des fins citoyennes et solidaires s’affirme haut et fort. Partout, à travers le monde, des mouvements de citoyens s’approprient les TIC pour les mettre au service de leur action et ce, de multiples façons. Les lieux de réflexion et de concertation se multiplient afin de partager les expériences et de développer des réseaux de concertation afin que se met-tent en place les conditions nécessaires au développement de cet Internet citoyen et solidaire.

Qu’en est-il au Québec ? Aborder l’appropriation des TIC par les groupes communautaires conduit inévitablement à regarder de près comment cela se traduit en pratique, en éducation populaire et en action communautaire. Comment les TIC s’intègrent-elles aux services, aux ac-tions, aux outils de sensibilisation, d’information, de mobilisation et de concertation ? Comment viennent-elles s’intégrer et modifier les communications ?

Les utilisations des TIC par les groupes communautaires

Les résultats de l’enquête indiquent que 57% des répondants possèdent une adresse de courrier électronique et 24%, un site Web. Bien que la majorité des répondants accèdent à Internet à partir de leur bureau, on note que 6% d’entre eux identifie leur domicile comme principal lieu d’accès. L’appropriation de la télématique par les groupes se modulent ainsi à des rythmes et degrés très variés : pour certains, l’informatique et la télématique sont arrivées simultanément, tout récemment, dans leur quotidien ; chez d’autres, ils en sont à considérer le développement d’un site Internet ; d’autres multiplient les échanges par courriel et sont des familiers du télétravail ; d’autres encore explorent différentes façons d’intégrer Internet à leurs activités et services ; certains envisagent même la création d’extranets.

Devant cette diversité, les regroupements provinciaux ou régionaux doivent, eux aussi, composer avec toutes ces réalités et utiliser toute la palette des moyens de communication (courriel, télécopie et poste traditionnelle) pour informer leurs membres différemment pourvus. Ces écarts sont majeurs; ils couvrent un large spectre d’expériences et de réalités très différentes les unes des autres.

De nouvelles formes d’action

Divers aspects font en sorte que l’intégration des TIC à l’action communautaire pose de nombreux défis. Cependant, leur potentiel pour les communications, le partage de l’information et la concertation constitue un élément majeur qui incite les groupes à se brancher et à s’approprier les TIC. Rapide-ment, de nouvelles formes d’action émergent : création de listes de distribution, de forums, de nouveau moyens d’information.

Ainsi, à l’échelle locale, l’introduction des Tic devient un outil aux multiples usages : action commu-nautaire, éducation populaire et développement local. Elles contribuent à créer des lieux rassem-bleurs qui étonnent par leur capacité à susciter l’intérêt de personnes de divers milieux, cultures, générations et à susciter de nouveaux projets et de nouvelles synergies, mentionnons l’exemple du réseau cyber-rural .

À l’échelle régionale et nationale, de nouveaux modes de communication se mettent en place pour les activités de concertation, pour les campagnes de sensibilisation, de mobilisation et de pression. Ainsi, les groupes actifs de lutte contre la pauvreté et les groupes de femmes ont intégré les TIC à leurs stratégies : Le collectif de lutte contre la pauvreté , La Marche mondiale des femmes , Les Cybersolidaires  en sont un exemple.

Un exemple : Le projet Inforoute- Points d’accès – Initiation de la population

Le projet Inforoute- Points d’accès – Initiation de la population constitue un autre exemple d’appropriation des TIC à des fins citoyennes. En effet, le projet permet à des groupes d’intégrer les TIC à leurs activités régulières et d’en faire un outil en soutien aux activités d’éducation po-pulaire et d’action communautaire. Ainsi, un fois intégrées, les TIC permettent à des participants et participantes de découvrir de nouveaux outils pour apprendre, pour participer à des actions, à faire de la recherche, à exprimer leur points de vue, à échanger avec d’autres personnes parta-geant les mêmes intérêts.

Les TIC peuvent ainsi contribuer à créer une nouvelle dynamique et à l’émergence de nouveaux projets à différents niveaux : dans le groupe, entre groupes d’un même quartier ou d’un même secteur d’intervention, à l’échelle d’une région, entre régions et même, à l’échelle internationale, tel, le projet Fragments du monde .

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