
Vous êtes ici : Accueil » Réflexion et enjeux » Internet citoyen et démocratie » L'Inforoute québécoise » Introduction
L'organisation de la vie en société en l'an 2000 sera fortement structurée par le développement des nouvelles technologies de l'information et des communications ainsi que par le déploiement des inforoutes. Cette révolution technologique amorcée depuis presque deux décennies a déjà considérablement transformée le monde du travail et contribué à faire faire à la science des progrès exponentiels (les connaissances se renouvellent au dix ans). Elle a aussi eu pour effet de transformer le mythe du village global en une réalité concrète. À titre de citoyen, de travailleur, de consommateur, nous avons été en mesure d'apprécier l'immense potentiel de ces technologies en ce qui a trait notamment aux communications, à l'aide à la gestion, à la rédaction, à la recherche et à la création. Nous avons été en mesure aussi d'en mesurer les limites et les dangers. Bien qu'étant des outils très puissants, ils ne pourront jamais remplacer ni le talent, ni la créativité, ni la connaissance. L'intérêt de ces outils réside dans la qualité des contenus qui circuleront sur l'inforoute et dans le type d'usages qu'on en fait, soit pour améliorer l'égalité des chances, la qualité de la vie et la démocratie pour tous, ou soit, au contraire, pour encourager la seule compétitivité et performance des entreprises.
La révolution technologique conjuguée à la mondialisation des marchés, a contribué jusqu'à présent à faire perdre beaucoup plus d'emplois qu'elle n'en a créé. Le phénomène de l'exclusion économique et sociale qui en a découlé et qui touche un nombre croissant de personnes menace les équilibres sociaux et handicape très lourdement l'avenir de nos sociétés. Les avantages du progrès technologique sont, à ce jour, fort inéquitablement partagées et leur potentiel largement détourné à des fins soit mercantiles ou de contrôle social.
Ce sont ces enjeux qui semblent avoir été à l'origine de cette consultation parlementaire et nous sommes particulièrement heureux d'y participer et de contribuer, dans la mesure de nos moyens, à éclairer les choix importants de société qui en découleront.
Nous avons donc choisi de répondre principalement aux questions relatives à l'accessibilité, à l'éducation, et à la culture, et de les traiter sous l'angle de la démocratisation de l'égalité des chances, de l'accès au savoir et aux processus de décisions politiques.